Les pistes pour retrouver une relation saine avec la nourriture

Comme nous l’avons vu dans les articles précédents, l’objectif principal lorsqu’on parle d’alimentation ne devrait pas être centré uniquement sur le poids. Ce qui compte avant tout, c’est de retrouver un rapport apaisé, équilibré et sain à la nourriture.

Faim ou envie de manger ?

La plupart du temps, nous commençons à manger parce que nous avons faim et envie de manger. Ces deux états sont bien différents :

  • La faim est un signal physique : gargouillis dans le ventre, salivation, fatigue, baisse d’énergie, parfois irritabilité.
  • L’envie de manger, elle, est mentale ou émotionnelle : c’est une pensée, une image, une émotion qui pousse à manger, même sans faim réelle.

Lorsque l’on commence à manger, les signes physiques de la faim s’apaisent. Il ne reste alors souvent que l’envie. Puis, quand le comportement alimentaire est équilibré, le corps envoie un signal au cerveau : « J’ai eu ce dont j’avais besoin ». Et on peut alors s’arrêter naturellement.

Certaines personnes y parviennent très bien, à la bouchée près. Mais pour beaucoup d’entre nous, cette communication entre le corps et le cerveau est brouillée. Résultat : on continue de manger au-delà du besoin réel, jusqu’à se sentir lourd.e, inconfortable, voire coupable.

Recréer la connexion corps-esprit

La première étape consiste donc à travailler cette communication entre le corps et le cerveau. Un bon moyen pour commencer est, avant chaque repas, de faire un petit scan corporel, du bas vers le haut, et observer les sensations de faim. Sans jugement, simplement noter : ai-je vraiment faim ? Quelles sensations sont présentes ?

Les 3 critères d’un comportement alimentaire équilibré

Pour aller plus loin, il est important de prendre soin des trois piliers fondamentaux d’une alimentation saine (nous y reviendrons en détail dans les prochains articles) :

  • L’attention : être présente à ce que l’on mange, éviter de manger en pilote automatique.
  • Le plaisir / l’envie : choisir des aliments que l’on aime vraiment, qui nourrissent aussi notre satisfaction.
  • La sécurité : se sentir en confiance avec l’alimentation, sans peur ni culpabilité, avec une régularité qui rassure le corps.

Un exercice simple pour mieux se connaître

Voici une pratique douce et précieuse pour mieux comprendre votre relation à la nourriture :
Pendant quelques jours, notez ce que vous mangez, dans quel contexte (seule, en famille, devant un écran, au travail…), ce qui a motivé vos choix, et quelles émotions étaient présentes avant, pendant et après. Pas pour se juger, mais pour observer.

Et vous, où en êtes-vous ?

Posez-vous cette question en toute bienveillance :
Suis-je prêt.e à adopter une approche plus douce et plus consciente avec la nourriture ?
Ce chemin demande du temps, de l’écoute, et surtout beaucoup de douceur. Mais il est possible, et il transforme profondément la façon dont on se nourrit… et se traite soi-même.